Déclaration sur la politique étrangère et européenne

14 Mars 2018
Le ministre Asselborn a tenu à conclure avec un message d’espoir et d’optimisme en citant une phrase associée à Nelson Mandela, le leader sud-africain qui aurait eu 100 ans cet été: «It always seems impossible until it’s done».
(Photo: MAEE)

Le ministre des Affaires étrangères et européennes du Luxembourg, Jean Asselborn, a prononcé le mardi 13 mars 2018 la déclaration sur la politique étrangère et européenne à la Chambre des députés.

Dans sa présentation devant les représentants du peuple luxembourgeois, le chef de la diplomatie luxembourgeoise a livré les grandes orientations de la politique étrangère du pays, en passant en revue les grands enjeux à l’ordre du jour européen et international.

Engagement pour le multilatéralisme et les droits de l’homme

Rappelant son engagement inconditionnel au service d’un «multilatéralisme efficace» depuis son entrée en fonction, le ministre Asselborn a réaffirmé la nécessité pour un pays comme le Luxembourg d’un cadre international solide fondé sur la règle de droit. Face à la montée des populismes autoritaires et des tendances unilatérales, face aux atteintes répétées contre les droits de l’homme et à la remise en cause de l’État de droit, y compris au sein même de l’Union européenne, face au désengagement américain à l’égard de plusieurs grands dossiers multilatéraux, Jean Asselborn a souligné le caractère indispensable d’une diplomatie engagée et qui ne mâche pas ses mots, d’une politique étrangère solidaire et responsable, pour défendre à la fois les valeurs et les intérêts du pays, mais aussi les fondements sur lesquels repose l’ordre international mis en place après la Seconde Guerre mondiale. Le Luxembourg continuera de s’opposer aux visions autoritaires, racistes et populistes et s’efforcera de placer la dignité de l’Homme au sein de toute action politique.

Sans vouloir noircir le tableau de la situation mondiale, le ministre Asselborn a insisté sur l’importance de restaurer la confiance entre les acteurs internationaux et dans le système international. Il a mis en exergue l’évolution positive de l’humanité, qui tend vers la réduction de la pauvreté, vers le progrès en matière d’éducation et de médecine ou encore vers une augmentation du nombre de systèmes démocratiques.

Le ministre Asselborn a ensuite illustré l’engagement de la diplomatie luxembourgeoise en faveur du multilatéralisme et du respect des droits de l’homme. Il a notamment évoqué les persécutions contre la minorité Rohingya au Myanmar et ses discussions avec Aung San Suu Kii, ou encore la situation des défenseurs des droits de l’Homme en Turquie. Le ministre a en outre regretté la crise institutionnelle au sein du Conseil de l’Europe, une enceinte multilatérale basée sur le respect de la démocratie, l’État de droit et les droits de l’homme qui voit sa légitimité contestée par certains États membres qui paralysent son action.

Moyen-Orient

Réaffirmant l’importance de mettre fin aux violations du droit international, Jean Asselborn a rappelé que parmi les constantes de sa politique étrangère, le Luxembourg défend de longue date et de façon conséquente la solution à deux États, et le droit du peuple palestinien à disposer d’un État viable, indépendant et démocratique, sur base des frontières de 1967 et vivant en paix et en sécurité aux côtés d’Israël. Dans ce contexte, il a fermement condamné la politique de colonisation du gouvernement israélien, qui met en danger la solution à deux États et risque de mener à un État d’apartheid. Le ministre Asselborn a rappelé que la décision du président des États-Unis de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël est un acte unilatéral qui n’est pas conforme aux résolutions des Nations Unies. De plus, l’annonce d’ouvrir l’Ambassade des États-Unis à Jérusalem le 14 mai, date associée à la «Nakba» par la partie palestinienne, constitue une provocation inutile, alors que le conflit israélo-palestinien n’a rien perdu de sa centralité et continue d’être un terreau fertile pour les frustrations, la haine et la radicalisation. Étant donné que les États-Unis ne sauraient avoir le monopole de la médiation dans le contexte actuel, le Luxembourg soutient une participation accrue des pays arabes et des pays européens aux négociations de paix. Dans ce contexte, l’UE se doit de retrouver son unité sur la question. Le chef de la diplomatie a lancé un appel à la communauté internationale, y compris les pays du Golfe, de soutenir l’agence des Nations Unies qui vient en aide aux réfugiés de Palestine, l’UNRWA, suite à la décision des États-Unis de couper une partie de leur aide à l’agence.

Iran

Jean Asselborn a défendu le plan d’action global commun relatif au programme nucléaire iranien, qui montre que la diplomatie multilatérale, si elle persévère, peut résoudre les questions les plus complexes. Le ministre a rappelé que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a certifié à dix reprises déjà que l’Iran met pleinement en œuvre ses engagements. L’accord nucléaire ne saurait être dénoncé de façon unilatérale, puisqu’il est ancré dans une résolution du Conseil de sécurité. L’accord appartient à la communauté internationale et sa mise en échec ne ferait que renforcer les tenants d’une ligne dure en Iran.

Syrie et Yémen

Expliquant que l’engagement en faveur du multilatéralisme, du droit international et des droits de l’Homme n’est jamais aussi nécessaire qu’en zone de conflit, Jean Asselborn s’est ensuite penché sur les drames humanitaires en Syrie et au Yémen. Alors que la Syrie connaît la pire des catastrophes humanitaires depuis la Seconde Guerre mondiale «parce qu’un dictateur préfère détruire le pays plutôt que de perdre le pouvoir, quitte à recourir à l’utilisation d’armes chimiques», Jean Asselborn s’est inquiété du fait que la situation empire d’année en année. L’implication croissante d’une multitude d’acteurs rend le conflit plus complexe et accroît le risque de confrontation entre puissances régionales et mondiales. Dans ce contexte, le ministre a notamment vivement critiqué la Turquie pour son offensive militaire dans le canton d’Afrin, en l’appelant à cesser immédiatement ses opérations et à éviter un nouveau drame humanitaire. Déplorant la paralysie du Conseil de sécurité par l’utilisation du droit de veto, Jean Asselborn en a appelé à la remobilisation de l’ensemble de la communauté internationale, et notamment des trois pays garants du processus d’Astana (Russie, Turquie, Iran), pour imposer de manière effective au régime syrien l’arrêt des hostilités, en particulier dans la Ghouta orientale, transformée en «enfer sur terre» selon l’expression d’Antonio Guterres. Il a insisté sur l’importance du plein respect de la résolution 2401 du Conseil de sécurité, qui préconise une cessation immédiate des hostilités dans toute la Syrie pendant au moins 30 jours, pour permettre la fourniture de l’aide humanitaire et l’évacuation des malades et des blessés. Le conflit ne pouvant être résolu de manière militaire, Jean Asselborn a réaffirmé la nécessité de soutenirles efforts de l’Envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, sur la base du communiqué de Genève de 2012 et de la résolution 2254 du CSNU de 2015 pour amener toutes les parties syriennes à un dialogue constructif et à une transition politique respectant la diversité religieuse et ethnique du pays.

Un défi central: migration et réfugiés

Alors qu’en 2017 plus de 66 millions de personnes ont fui la guerre et la misère, Jean Asselborn a livré à la Chambre des députés son appréciation de la situation sur terrain, en évoquant notamment ses visites de travail à Lampedusa en Italie, sur les îles grecques et les camps de réfugiés à Athènes, dans un centre de détention en Libye ou encore dans un centre de transit de l’OIM à Agadez, au Niger.

S’attardant plus particulièrement sur le défi migratoire en Libye, le ministre a expliqué qu’il ne saurait être relevé sans stabilité politique dans le pays. Jean Asselborn a réaffirmé le plein soutien du Luxembourg au Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Ghassan Salamé, dont les efforts visent à aider le pays à se doter d’une constitution, à tenir des élections législatives et présidentielles crédibles et à œuvrer à la réconciliation nationale. Il a invité les autorités libyennes à coopérer plus étroitement avec les agences onusiennes et à conclure un accord formel avec le HCR afin d’améliorer le traitement des migrants et des réfugiés en Libye. Il s’agit de trouver des alternatives à la détention, en favorisant les retours volontaires assistés et la réinstallation des personnes les plus vulnérables. Le ministre Asselborn a également rappelé l’engagement du Luxembourg dans le démantèlement des réseaux de trafiquants de migrants par sa participation active à la mission EUNAVFOR MED: le Luxembourg fournit deux des quatre avions de surveillance de l’opération Sophia et contribue au financement des formations des garde-côtes libyens assurées par l’opération européenne. De même, le Grand-Duché contribue à hauteur d’un million d’euros au programme du HCR visant à renforcer la protection des migrants et des réfugiés en Libye.

Alors que l’Union européenne a besoin d’une politique migratoire qui soit à la hauteur du défi et qui replace la dignité humaine au centre de son action, le ministre Asselborn a regretté le climat politique actuel défavorable et les fortes divergences entre les États membres. Dans son plaidoyer pour une véritable politique européenne dans le domaine de la migration et de la protection des réfugiés commune, il a tout particulièrement regretté le manque de solidarité démontré par certains États membres de l’UE, alors que le principe de solidarité est au cœur de la construction européenne. La gestion ordonnée des mouvements de population ne sera possible que si la définition du réfugié, la durée des procédures, les conditions d’accueil et le taux de reconnaissance sont identiques en Europe. En ce sens, le chef de la diplomatie luxembourgeoise a défendu l’idée d’un réseau européen de tribunaux qui garantirait une convergence des taux de reconnaissance, tout en insistant sur le fait que l’Europe doit rester une «terre d’asile» où celles et ceux qui sont persécutés peuvent trouver refuge.

Union européenne – avenir de l’Europe

Le ministre Asselborn s’est ensuite penché sur les grands dossiers européens de l’actualité. En comparaison avec l’année dernière, l’Union européenne est aujourd’hui plus forte sur le plan économique. La confiance des citoyens en l’économie est revenue à des niveaux plus élevés tandis que les taux de chômage sont à la baisse. Il importe toutefois de souligner que les différences entre les États membres restent importantes et que le chômage des jeunes constitue une vraie «bombe à retardement qui risque d’alimenter les mouvements nationalistes et populistes de tous bords». Par conséquent, il est primordial de continuer à discuter de l’avenir de l’Union sous toutes ses facettes. Jean Asselborn a rappelé que certaines initiatives sont déjà mises en œuvre: la majorité des États membres participeront ainsi aux consultations citoyennes voulues par le Président français Emmanuel Macron. Il a appelé de ses vœux une relance du moteur franco-allemand pour donner un nouvel élan à l’Europe. Si des changements institutionnels peuvent être proposés, le chef de la diplomatie luxembourgeoise estime qu’il n’est pas urgent d’y procéder. Tout en saluant les initiatives qui ont pour objectif de rapprocher l’UE du citoyen, il a également rappelé qu’il est nécessaire de veiller à garder l’équilibre interinstitutionnel et de renforcer la solidarité entre les États membres. Dans ce contexte, Jean Asselborn a mis en évidence l’engagement du Luxembourg pour un développement de la dimension sociale des politiques européennes et a rappelé l’adoption, à la fin de l’année 2017, du «pilier des droits sociaux» qui définit des droits et des principes valables dans l’ensemble de l’Union européenne en termes de conditions de travail, de sécurité sociale, de retraites, de formation et d’égalité des chances. 

L’Union ne pourra faire face aux défis actuels et futurs que si elle dispose des moyens nécessaires, notamment financiers, et développe des solutions qui se basent sur le respect de ses principes, de la solidarité européenne et de l’État de droit. Le ministre Asselborn a regretté, dans ce contexte, que certains États membres, notamment la Hongrie et la Pologne, mettent aujourd’hui en doute les principes et valeurs inscrits à l’article 2 du Traité de l’UE. Il a insisté sur le fait que «tout citoyen européen doit avoir la garantie de vivre dans une démocratie, au sein de laquelle chacun doit pouvoir exprimer son opinion, avoir accès à des médias libres, bénéficier d’une justice indépendante et dans laquelle la séparation des pouvoirs et les droits fondamentaux sont respectés».

En ce qui concerne le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne, le chef de la diplomatie luxembourgeoise est revenu sur les résultats de la première phase de négociation du Brexit, portant sur les droits de citoyens, l’Irlande du Nord et le cadre financier. Le texte de l’accord de retrait doit être signé à l’automne et règlera la phase de transition prévue entre le 30 mars 2019 et le 31 décembre 2020. Pendant cette phase, le Royaume-Uni reste partie intégrante du marché intérieur, avec les mêmes droits et obligations que tout autre État membre, mais il ne sera plus représenté au niveau institutionnel. Quant aux relations futures avec le Royaume-Uni, beaucoup de travail reste à faire. Le ministre Asselborn a mis en garde contre le risque de tomber dans le piège du «cherry picking», et il a rappelé que le cadre de relations futures ne devra pas compromettre l’intégrité du marché intérieur.

Si certains veulent quitter l’Union européenne, d’autres veulent y rentrer. Jean Asselborn est revenu sur la politique d’élargissement de l’Union européenne. Si les discussions avec la Turquie sont actuellement au point mort, compte tenu de la situation dans le pays évoquée précédemment, le ministre a souligné qu’il faut donner une perspective d’adhésion crédible aux pays des Balkans, sachant que chaque processus d’adhésion reste un processus basé sur les mérites propres de chaque pays.  

Politique commerciale

En termes de politique commerciale, Jean Asselborn a considéré 2017 comme une année «relativement calme», tout en soulignant l’importance d’injecter davantage de transparence dans les relations commerciales aussi bien au niveau régional que global. Il a également regretté les échecs successifs des négociations commerciales multilatérales, le dernier en date ayant eu lieu à la réunion ministérielle de l’OMC qui s’est tenue à Buenos Aires en décembre 2017. Pour le ministre Asselborn, cette réunion a été une «occasion manquée de revitaliser le commerce international et de le rendre plus inclusif». Il a ajouté que les questions de commerce international doivent absolument être réglées dans un cadre multilatéral et a mis en garde contre les velléités protectionnistes et unilatérales de l’administration Trump, en expliquant que l’Union européenne se tient prête à réagir. «Nous ne pouvons pas oublier à quel point le protectionnisme et les guerres commerciales ont nui au monde et ont souvent été source de conflits», a-t-il conclu.      

Politique étrangère et voisinage

Sur les relations de voisinage de l’UE, à l’Est tout d’abord, le ministre Asselborn est revenu sur le conflit en Ukraine et les relations avec la Russie, avant de se pencher sur le voisinage Sud, et notamment la situation en Tunisie, la rivalité de longue date entre l’Arabie saoudite et l’Iran et finalement la reconstruction de l’Irak suite à la défaite de Daech dans ce pays, grâce à l’appui de la Coalition mondiale dont le Luxembourg est membre.

Le continent africain demeure un partenaire extrêmement important pour l’Europe et le Luxembourg en particulier. Jean Asselborn s’est réjoui du fait que le dernier sommet entre l’Union européenne et l’Union africaine, en novembre 2017 à Abidjan, a mis la jeunesse africaine au centre des préoccupations. Il faudra donner de meilleures perspectives à cette jeunesse. La sécurité et le bien-être des deux continents en dépendront. Le ministre Asselborn s’est également montré optimiste quant aux capacités des institutions continentales et régionales pour prévenir et résoudre les conflits. Il a cité comme exemple très positif le G5 Sahel: les cinq États de la région du Sahel ont lancé une force conjointe, que le Luxembourg soutient activement, pour prendre en mains leur sécurité et combattre le terrorisme et le crime organisé à leurs frontières.

L’importance du continent asiatique s’illustre par la présence de désormais cinq ambassades du Luxembourg qui couvrent quinze pays au total ainsi que le Secrétariat de l’ASEAN, l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est. Après avoir fait référence à l’importante visite d’État au Japon fin 2017, le ministre est revenu sur les relations bilatérales avec la Chine, qui demeure le partenaire commercial le plus important pour le Luxembourg. Le Luxembourg poursuivra ses efforts de dialogue politique, économique et culturel avec la Chine, sa coopération soutenue avec l’Inde ainsi que ses relations avec l’Indonésie, la Malaisie, Singapour et la Thaïlande. Le ministre Asselborn a plaidé pour que la porte du dialogue avec la Corée du Nord reste ouverte, tout en maintenant la pression sur le régime par le biais des sanctions. L’objectif doit être la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne.

Finalement, en relation avec le continent américain, le chef de la diplomatie luxembourgeoise a réitéré son regret de voir l’administration Trump se retirer progressivement des enceintes multilatérales. Il a ensuite souligné l’importance du partenariat avec d’autres pays du continent américain comme le Mexique et le Chili ou encore le Mercosur, avec lesquels l’UE est en train d’approfondir ces relations. Dans le même contexte, l’accord UE-Cuba ouvre un nouveau chapitre des relations entre les deux parties prenantes en permettant à travers le dialogue politique et la coopération sectorielle d’aborder des thèmes importants tels que le respect des droits de l’homme et les réformes économiques. Regrettant l’évolution vers un régime autocratique au Venezuela, Jean Asselborn a finalisé son tour d’horizon du continent américain en mettant en avant des développements plus positifs: le processus de paix en Colombie, soutenu par le Luxembourg, et l’ouverture récente de la première Ambassade luxembourgeoise en Amérique du Sud, au Brésil. Le renforcement de la présence luxembourgeoise sur le continent marque la volonté de renforcer les liens entre le Grand-Duché et les pays et acteurs de la région.    

Sécurité 

Au vu des défis sécuritaires auxquels l’UE doit faire face, la politique de sécurité et de défense revêt une importance particulière. Le Luxembourg demeure un membre actif et engagé, et assume sa responsabilité au sein de l’OTAN et dans le cadre de l’UE, notamment à travers sa participation à la coopération structurée permanente (PESCO). Conscient que la sécurité n’est pas seulement une affaire de défense, Jean Asselborn a plaidé pour que les discussions au sein de l’OTAN ne se limitent pas à la question des 2% du PIB investi dans les dépenses de défense. Il a rappelé que le Luxembourg reste fortement engagé en faveur du désarmement mondial et que le Grand-Duché consacre annuellement 1% de son RNB à la coopération au développement et à l’action humanitaire, ce qui constitue également à la sécurité: «si beaucoup de pays faisaient de même, il y aurait beaucoup moins de conflits dans le monde».

Benelux et politique de siège

Le ministre Asselborn a brièvement abordé les mérites de l’Union Benelux, qui fête cette année son 60èmeanniversaire, ainsi que les efforts menés dans le cadre de la politique du siège des institutions européennes et internationales. Il a notamment fait référence à la mise en œuvre de l’accord signé en 2015 entre le Grand-Duché et la Commission européenne afin de développer la présence de cette dernière dans trois secteurs au Luxembourg, les secteurs financier, juridique et digital. Jean Asselborn a salué l’adoption du règlement qui crée le Parquet européen avec siège à Luxembourg et rappelé que l’année 2018 marquera le 60e anniversaire de la NSPA et le 50e anniversaire de la présence au Luxembourg de cette agence de l’OTAN qui a son siège à Capellen.

Conclusion

Le chef de la diplomatie luxembourgeoise a conclu son discours en affirmant que, plus que jamais, la diplomatie a besoin d’honnêteté et d’une bonne dose de franc-parler. Le dialogue ne peut fonctionner que s’il est possible de parler sans détour et de se dire des vérités, même si elles ne sont parfois pas agréables à entendre. En retour, il faut savoir accepter la critique, comme ce fut le cas lors du dernier examen périodique universel du Luxembourg au Conseil des droits de l’homme à Genève en janvier dernier.     

Jean Asselborn a souligné que le Luxembourg dépend d’un système multilatéral qui se base sur la règle de droit. Il a réitéré son engagement pour le multilatéralisme et la défense de nos valeurs et des droits de l’homme. Cet engagement est illustré par le fait que le Luxembourg assumera de mars 20190 à mars 2020 la Présidence de l’Alliance Internationale pour la Mémoire de l’Holocauste. Le ministre Asselborn a également rappelé les candidatures du Luxembourg au Conseil des droits de l’homme pour le mandat 2022-2024 et au Conseil de sécurité pour le mandat 2031-2032.

Le ministre Asselborn a tenu à conclure avec un message d’espoir et d’optimisme en citant une phrase associée à Nelson Mandela, le leader sud-africain qui aurait eu 100 ans cet été: «It always seems impossible until it’s done».

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